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12 janvier 2012

Le Meutre de Roger Ackroyd – Agatha Christie

Voilà, je suis enfin de retour, j’espère être régulière vu le nombre de livres et films dont j’ai envie de vous parler depuis plusieurs semaines et mois!

Alors bon, la reprise est difficile mais je m’empresse de vous parler d’un Agatha Christie car le mois anglais qui me passionne et auquel je suis inscrite touche bientôt à sa fin. Pour que l’honneur soit sauf, il me faut au moins un billet anglais, non mais !

Direction donc King’s Abbott, petit village anglais dans lequel le bon vieux Roger Ackroyd est assassiné, dans son bureau ; il meurt donc  peu après la veuve qu’il souhaitait épouser et qu’il s’est suicidée. Une certaine miss Shepard, soeur du docteur du défunt, commence à faire des suppositions, se sent l’âme d’une enquêtrice jusquà ce que son voisin belge, à la retraite, reprenne l’affaire, aidé en cela par le bon docteur Shepard.

Le Meurtre de Roger Ackroyd est sa-vou-reux. C’est dit !  Parce que notre bonne vieille Agatha manipule ses lecteurs avec délectation (malheureusement, et pour des raison évidentes, je ne puis développer sur ce sujet très intéressant) quant au déroulement du meurtre et l’identité du coupable !

Et puis Agatha Christie a un sens de l’humour et une ironie mordantes. Ainsi, dès les premières pages, la présentation du village de King’s Abbot :

Tous les hommes valides s’empressent de partir dès qu’ils sont en âge de le faire, mais nous ne manquons ni de vieilles filles ni d’officiers à la retraite. Quant à son passe-temps et distractions favorites, un verbe suffit pour les décrire : cancaner. (p.10)

Pour qualifier une fouineuse :

Non, c’était bel et bien l’instinct de la mangouste qui l’avait conduite à notre forêt communale… (p.24)

Et en évoquant la main d’une vieille dame :

Elle me tendit  une poignée d’os et de bagues… (p.30)

Mais ce n’est pas tout. On retrouve Hercule Poirot, à la retraite ! Mais pas complètement finalement car le Belge préféré de miss Christie est toujours aussi intelligent et futé. C’en est même impressionnant ! Et il s’offre le luxe, pendant son enquête, d’aider des amoureux!

J’aime la manière dont Agatha Christie amène habilement plusieurs coupables potentiels, plusieurs sous-intrigue aussi avant d’élaguer, peu à peu, au chapitre 19 (27 en tout), les différents mystères.

Et puis c’est une autre époque (la pendaison est encore une peine encourue !) et une atmosphère très particulière que j’ai aimé retrouver après plus de seize ans sans lire un seul Christie (dont j’étais une grande lectrice autour de 13-15 ans).

Mon petit conseil du jour : lire un Christie  lors d’une période délicate : déménagement (comme moi), alitement, débordement-à-la-limite-du-craquage, long voyage en train, en avion… ou en paquebot britannique. Ces livres sont parfaits pour ces moments!

mois anglais challange-agatha-christie