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3 mars 2013

« Home » – Toni Morrison

Ma première rencontre avec Toni Morrison date du début des années 1990, quand mon père m’a parlé de cette auteur extraordinaire, noire-américaine, contant des histoires de la communauté noire, qui venait de se voir décerner le prix Nobel. Quelques jours ou semaines après je lisais Beloved. Du haut de mes 13 ans j’ai été choquée mais suis aussi, probablement passée à côté de beaucoup de choses de l’ordre de l’intellectuel comme de l’émotionnel. Peut-être l’ai-je lu trop tôt… Mais ce n’est pas là le plus important car pour moi, de ce jour, cette grande femme est entrée à tout jamais dans mon panthéon personnelle de femmes et d’auteurs que j’admire et dont le propos, les idées, les valeurs seront toujours importantes. Sans pour autant l’avoir lu de nouveau depuis cette année-là, pour des raisons que j’ignore (!), j’ai suivi ses autres publications, lu des interviews ou articles, étant toujours heureuse à la simple évocation de son parcours, de ses propos, de ses interventions.

Et puis, il y a un mois environ, grâce à une blogueuse que j’apprécie depuis un bon moment et avec qui je me découvre depuis peu des points communs drôles, atypiques ou plus profonds, je me suis reconnectée à une part essentielle et, de fil en aiguille, je me suis retrouvée en librairie avec un désir viscéral d’y acheter un roman anglophone en version originale. Un rayon peu fourni. Je craignais de repartir sans rien, déçue. Ma première envie était de la littérature indienne, Salman Rushdie et Arhundati Roy – que j’ai offert l’an dernier sans l’avoir lu – me sont presque tombés dans les bras. Et, au hasard d’une étagère, je l’ai vu : un Toni Morrison, tel un joyau littéraire, un vivier d’idées, d’histoires, de combats qui me sont chers. Un ravissement. Je suis donc repartie ce jour-ci non pas avec un mais trois romans en anglais… ce qui ne m’était pas arrivé depuis de longues années.

Le week-end dernier enfin je le commençai. Premières pages, une immersion un peu étrange, un entre-deux : où suis-je, qu’est-il en train de se passer, que va-t-elle me raconter, où va-t-elle m’emmener ? Et je n’ai plus quitté Frank, Cee et leur histoire commune et disjointe.

Un roman aussi court que puissant se déroulant au milieu des années 1950. Un âge d’or de l’histoire des États-Unis ? Pure illusion : Frank, jeune homme noir rentre de la guerre de Corée, victime du traumatisme de l’horreur du front, de la perte, là-bas? de ses amis, mais aussi de son enfance ennuyeuse et pauvre dans un patelin de Géorgie. Malheureusement, en rentrant dans son pays ce n’est pas la tranquillité qu’il trouve mais une autre forme de violence, d’agression et une lettre, non un simple mot : “Come fast. She be dead if you tarry.” (p.8) Il doit aller aider sa jeune sœur qu’il chérit tant. La ségrégation bat son plein, insidueusement ou plus vive, surtout dans ce Sud des États-Unis où se déroulent bon nombre d’atrocités (expropriations et combats forcés, expérimentations pseudo-scientifiques…) dont les premières  et seules victimes sont, encore une fois, les Noirs… Les femmes noires encore plus. Ou différemment peut-être. Un récit conférant d’ailleurs aux femmes, à leur force, à leurs pouvoirs presque, une place bien particulière qui me touche autant qu’elle me passionne et qui culmine dans le treizième chapitre.

L’art de la grande Toni est de nous faire vivre ces réalités aux côtés de Frank et de Cee, de nous les faire ressentir. Point de cours d’histoire magistral sur l’histoire américaine ou de la communauté noire, simplement un récit de vie particulièrement à vif, remuant, fort, intimiste. Frank s’adresse, au cours de quelques intermèdes, au narrateur à qui il explique des choses, rétablit les vérités, pour plus de proximité et d’impact avec nous, les lecteurs.

Et quand le récit touche quasiment à sa fin, qu’on pense reprendre son souffle, Toni Morrison nous assène encore quelques coups, choquants autant qu’inattendus, sous forme de révélations, dont une réponse au premier chapitre-prologue…

Quant à l’histoire en elle-même, ce frère et cette sœur au lien indéfectible sont touchants  ; on assiste à leur renaissance. Deux personnages en quête de paix intérieure, en quête d’un endroit où ils se sentent réellement bien. Home.

Home – Toni Morrison – Vintage books (2012) – 147 pages

Coup de cœur bien entendu !

♥♥♥♥♥♥ (♥ un tout petit peu ♥♥ un peu ♥♥♥ intéressant mais… ♥♥♥♥ beaucoup ♥♥♥♥♥ passionnément ♥♥♥♥♥♥ à la folie, un must, j’adoooore !)

31 mai 2011

Un grand poète et activiste s’est éteint…

Le 27 mai 2011 Gil Scott-Heron s’est éteint. Si vous êtes des habitués de radio Nova vous avez très probablement déjà entendu la voix si particulière, si profonde, si puissante de ce grand poète et auteur, musicien et chanteur.

Très connu depuis plus de trente ans pour ses morceaux de spoken word (« ancêtre » du rap, genre que j’apprécie peu) Gil Scott-Heron est un grand que j’ai découvert sur Nova il y a quelques années. Un homme qui avant d’entrer dans la musique est avant tout un auteur et un poète qui dès l’adolescence fut remarqué pour son talent d’écriture. Un militant qui a su, dès les années 1970, être actif dans ses œuvres musicales et littéraires pour dénoncer le racisme aux États-Unis, la misère, l’apartheid en Afrique du Sud mais aussi la société de consommation et du spectacle, des apparences, le conservatisme de Reagan, le gouvernement Nixon et, plus tard, entre autres, le nucléaire (« We almost lost Detroit », en 1979).

Dans les années 1980-90 il a sorti très peu d’albums puis est revenu avec son dernier album l’an dernier (« I’m new here »). Entre temps il a beaucoup influencé la musique, noir-américaine notamment : le rap bien sûr mais aussi le hip-hop et la new soul. Puis, dans les années 2000 il a connu quelques séjours en prison pour possession de drogues avant de tomber malade.

Le spoken word n’est peut-être pas ce qui m’attire de prime abord mais le message de Gil Scott-Heron est si fort, authentique, sincère que je ne peux que fermer les yeux et écouter ses chansons-poèmes et leurs paroles, frappantes, choquantes, pleine de sens, bref géniales!

Un homme qui avait beaucoup à dire, qui savait critiquer, dénoncer. Je pense lire quelques unes de ses œuvres – il a écrit cinq  romans et un recueil de poèmes – dès que possible!

Je clos ce billet sur sa chanson-poème la plus connue, au message très fort, une critique acérée des travers de la société américaine selon Gil Scott-Heron.

 


The Revolution Will Not Be Televised- Gil Scott... par larsen42

Plus de ses morceaux ici.

26 avril 2011

« A memory of wind» – Rachel Swirsky

Hélène, la femme de Ménélas, s’est enfuie à Troie avec Pâris. Ménélas demande donc à ses alliés d’aller combattre Troie. Parmi eux son frère, le roi Agamemnon, roi de Mycènes.

Mais ce dernier ayant courroucé la déesse Artémis, celle-ci empêche la flotte de partir, faute de vent. Le devin Calchas annonce que le seul moyen de contenter la déesse est qu’Agamemnon sacrifie sa fille, Iphigénie. Celui-ci, sous le regard insensible d’Ulysse et Ménélas, accepte. Il fait venir sa fille au port d’Aulis sous le prétexte fallacieux de l’unir à Achille.

Voici le contexte mythologique qu’a repris Rachel Swirsky (jeune auteur américaine, féministe, qui m’était inconnue jusqu’alors) pour nous livrer sa vision des dernières heures de la jeune Iphigénie.

Une nouvelle à la première personne, choix qui accentue la dimension tragique du récit à l’issue inéluctable qui s’ouvre sur cette phrase terrible : « I began turning into wind the moment that you promised me to Artemis. »

Iphigénie s’adresse à son père, celui qui, seul, a scellé son destin. Celui qui s’est arrogé le droit de sceller son destin afin de pouvoir faire la guerre et sauver son royaume. À l’instant où Agamemnon accepte le sacrifice Iphigénie, condamnée, commence à perdre souvenirs et sensations : « I lost so much. Words. Memories. Perceptions. »

Les sensations et les sentiments sont magnifiquement décrits par Rachel Swirsky qui a su me toucher, m’émouvoir profondément de la première à la dernière ligne de ce récit. Les cinq sens sont en éveil tout le long ; Iphigénie les perdant, leur évocation n’en est que plus forte et ils nous marquent encore plus!

I belted my garment and followed you out of my chamber and down the echoing stairs to the bottom story. Flickers of firelight rumbled through the doors that led to the megaron.

ou bien encore :

The smell of your sweat drifted on the night breeze, mixing with horsehair and manure. The combined scents were both foul and tantalizing. When you visited the women’s quarters, it was always after events had ended, when the sweat was stale or washed away. Suddenly, things were fresh and new. You had brought me into the middle of things.

La jeune fille évoque également tout ce qu’elle va perdre, ses regrets, comme celui, poignant, de ne jamais avoir la possibilité de porter des enfants, elle si proche et maternelle avec son petit frère, Oreste, un grand bébé qu’elle câline, à qui elle se confie, à qui elle s’en remet :

“I am dissolving into pieces,” I told him. “I need you to remember me for me. Will you do that? Please?”

Une phrase incroyablement dramatique et forte!

J’ai été également touchée par Clytemnestre, la mère d’Iphigénie, qui a déjà perdu un enfant de la main de son mari et qui essaie de sauver sa fille. Pourtant, au moment où se succèdent un tourbillon d’émotions Iphigénie lui reproche de n’avoir pas su la protéger de ce père.

Quant aux hommes, aucun ne trouve grâce sous la plume de l’auteur ni à mes yeux hormis Oreste, bébé innocent et l’attachant et Iamas, le fidèle serviteur de Clytemnestre qui a vu Iphigénie grandir. En ce qui concerne les autres ils sont soit sadiques, comme Calchas :

“What have I done?” you asked Calchas. “What does the goddess want?”

The priest smiled.

Soit assoiffés de guerre et de sang tels Ulysse et Ménélas :

Odysseus and Menelaus fixed you with hungry gazes. Their appetite for battle hollowed the souls from their eyes as starvation will hollow a man’s cheeks.

Ou encore hautains et froids  comme Achille qui réagit bien trop tard:

But Achilles’s gaze was hard and disdainful, too.

Sans parler des soldats rustres et violeurs de l’armée d’Agamemnon.

Enfin Hélène, la cause de cette guerre, est la tante d’Iphigénie. Clytemnestre avait mis en garde sa fille, lui avait dit de se tenir à l’écart de cette femme belle mais dangereuse. Malheureusement, Clytemnestre était loin de se douter qu’elle provoquerait la mort d’Iphigénie! Toutefois Rachel Swirsky montre finalement une Hélène mieux intentionnée que ce qu’en révèlent les mythes, inquiète pour sa nièce même. Malgré tout, Iphigénie en veut à cette femme pour qui elle est sacrifiée :

Should I be glad that I’ll never see the sun again so that Helen can be led like an errant child back to the marriage bed she desecrated? Should I rejoice that my death will enable my father to slaughter Trojans over a vixen that ran into the hills when she went into heat? Should my life dower the frigid air that passes between my uncle and his whore?

L’accélération du rythme des dernières pages accompagne les tourments et la succession d’émotions violentes d’Iphigénie, une violence qui passe à la lecture et qui culmine dans une phrase incroyablement douloureuse.

Rachel Swirsky a une grande sensibilité et un don d’empathie certains, tous deux mis au service d’une nouvelle qui m’a beaucoup plue mais, surtout et avant tout, je l’ai trouvée triste, infiniment émouvante et poignante!

L’histoire bouleversante d’une jeune femme qui aurait aimé décider de sa vie, que son existence ne soit pas soumise aux désirs impérieux des hommes et des divinités.

Un grand merci à Céline pour cette découverte qui me permet, en plus, de commencer à honorer son challenge ainsi que de continuer à contribuer au mienlogo challenge La nouvelle .

2 mars 2011

« Des garçons épatants » – Michael Chabon

des garçons épatants Une fois n’est pas coutume, un film est venu au secours d’un livre. En effet, j’ai commencé cette lecture à une période où j’étais très fatiguée et avec un petit moral. J’avais, pour cette raison je pense, du mal à entrer dans les toutes premières pages de ce roman. Heureusement, en relisant la quatrième de couverture, j’ai découvert qu’une adaptation avait été faite de ce roman, avec Michael Douglas dans le rôle du personnage principal. Et donc, le soir même, j’ai regardé le premier quart du film. Cette petite demi-heure, drôle à souhait, a suffi à relancer ma lecture! Moi qui préfère lire avant de voir, pour la première fois j’ai dérogé à ce principe coutumier et je ne le regrette pas!

Des garçons épatants est le titre du nouveau roman écrit par Grady Tripp, un auteur, professeur de littérature à l’université, qui essaie tant bien que mal d’achever ce roman commencé six ans plus tôt. En effet son ami et éditeur, Teddy Crabtree, vient lui rendre visite à l’occasion d’un festival littéraire organisé par l’université mais aussi pour récupérer le fameux manuscrit. Malheureusement Crabtree ne pouvait plus mal tomber car Tripp, l’auteur d’un seul succès, fumeur de joints invétéré effrayé par un réel engagement connaît une série de complications : sa femme le quitte, sa maîtresse lui annonce qu’elle est enceinte de lui, l’étudiante qu’il loge et qui lui plaît est attirée par lui et un de ses étudiants, James Leer, semble être très fragile. Pendant deux journées ces personnages vont se croiser et ces fils complexes s’emmêler pour mieux se dénouer!

Alors malgré ce début difficile dont je vous parlais, je me suis ensuite régalée avec cette histoire à la fois très sérieuse, parfois triste mais en même temps très drôle et décalée, comme j’aime! Déjà, la mise en abîme concernant le titre m’a plue même si en français il manque un niveau de plus car « wonder boys » peut être traduit par « des garçons épatants » mais c’est aussi le nom des héros du roman de Tripp, les frères Wonder donc les « wonder boys »! Peut-être que d’avoir les acteurs en tête a contribué à ce que j’aime le roman mais l’écriture de Chabon est impressionnante, passant subtilement du loufoque à la poésie puis à l’émotion… mais c’est l’humour, si particulier ici, qui prime et dont je me suis délectée.

Ainsi, par exemple, le roman que Tripp traîne derrière lui comporte « cinq versions différentes du chapitre final (…) les douze dernières pages n’existaient pas. En fait elles étaient soixante, toutes plus brutales et violentes les unes que les autres. »(pp.30-31)  Mais, surtout, ce pavé de 10 kilos « lui a fait plier le poignet. Quand le manuscrit s’est abattu sur ses genoux, il a fait un bruit de pastèque. » (p.453)

J’ai encore bien ri quand, à propos de James Leer, Tripp pense : 

Il sentait le métro, l’abribus, une odeur de désastre si prononcée qu’il suffisait de traîner dans les parages pour contracter le virus du manque de bol. (p. 79)

Mais il y a encore bien d’autres passages qui m’ont fait sourire et rire, entre autres, Vernon avec sa choucroute sur la tête sautant sur le capot de Tripp, un moment incroyablement drôle!

L’épisode de la veille me revint. J’ai fermé les yeux, le temps d’apercevoir une ombre qui dansait dans le faisceau de lumière traversé par la pluie, avant d’effectuer un bond puis de s’abattre sur mon pare-brise. Il y avait eu un bruit assourdi comme celui d’une timbale.

— Il a dû faire ça avec son cul, a observé James.

— Oui, c’est vrai, ai-je répondu, mais comment le sais-tu?

— On distingue très bien la forme d’un cul, a-t-il dit en fourrant son sac à dos dans la voiture.  (p.225)

Michael Chabon distille quelques moments de poésie (« j’ai suivi Sara et l’étincelante perle de protéines logée dans les plis secrets de son ventre… » p.73) mais aussi des plus tristes, notamment quand James Leer se dévalorise, quand on le sent confus ou quand Grady Tripp fait l’amer constat de sa vie :

Je me suis retrouvé seul. J’avais tout perdu. Mon roman, mon éditeur, ma femme, ma maîtresse ; l’admiration de mes meilleurs élèves et le fruit des dix dernières années de ma vie. Je n’avais ni famille, ni amis, ni voiture, et sans doute après ces deux jours allais-je perdre aussi mon boulot. (p.515)

Des garçons épatants est un roman sur la vie, tout simplement ;  l’existence avec ses errements, ses choix, ses drames mais avec une touche d’humour décalé tantôt cynique tantôt hilarant qui évite de tomber dans le déprimant. Un subtil dosage en somme qui offre une lecture très agréable en compagnie de ces hommes (Grady, Teddy et James) non pas épatants mais, dans leurs défauts, émouvants.

Merci à pour sa patience et aux éditions Robert Laffont pour ce partenariat qui me permet de commencer à honorer le challenge challenge-100-ans-

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En ce qui concerne le film terminé pendant que j’avais repris ma lecture, je l’ai adoré. Le film, qui respecte très bien l’esprit du livre (hormis une sous-intrigue supprimée), réussit à retranscrire l’humour du roman. Le genre de film à l’humour décalé donc qui me remonte le moral, me fait rire sur le coup mais encore bien des jours après! ^^ Il suffit que je pense à Vernon, à l’ « amie » de Crabtree ou à celui-ci au volant d’une R5 pour être sûre de me mettre à rire ou pour faire rire M. Sabbio qui l’a regardé avec moi.

Les acteurs sont tous très bien dans leurs rôles : Michael Douglas anti-sexy dans son peignoir rose mais finalement attachant, Robert Downey Jr. égal à lui-même est un Crabtree plus vrai que nature, miss Katie Holmes à son époque «actrice potable» (pas comme maintenant) colle bien au personnage de Hannah, ce cher Tobey Maguire (bien avant « Spiderman » dans un rôle proche de celui qu’il incarnait dans « Ice Storm » - un autre film que j’aime vraiment beaucoup et que je vous conseille!) est parfait. Quant à Frances McDormand, y a-t-il un film où je n’apprécie pas son jeu, sa présence incroyable, son talent? Bref un film que je recommande chaudement pour les soirs à petit moral!

 

 

Des garçons épatants – Michael Chabon

Éditions Robert Laffont, collection pavillons poche – 552 pages – paru le 15/11/2010

24 février 2011

Le jeudi, c’est citation!

— On a casé un tuba, quatre valises, un chien mort et une housse à vêtements, presque sans aucun problème.

— Ouais, c’est ce qu’ils disaient dans la pub pour la voiture quand elle est sortie, ai-je répondu en attrapant la housse à vêtements de Crabtree.

Des garçons épatants – Michael Chabon (p.115)

 

jeudi citation

1 février 2011

Bilan de janvier

J’ai démarré l’année avec beaucoup de travail : des commandes de toiles, des corrections de livres, des relectures aussi… mon temps de lecture s’en est donc ressenti en ce début d’année! J’ai malgré tout pu lire :
logo semaine russe LogoUneAnneeEnRussie
fforde coup de coeur uchronie
perspective nevski logo semaine russeLogoUneAnneeEnRussie
hymnes
jardinventrebob
J’ai découvert 5 livres (représentant 922 pages). J’ai connu 1 coup de cœur ce mois-ci! J’ai également pu honorer 3 challenges au cours de mes lectures. Côté challenges justement je me suis un peu réfrénée ^^ ;  je ne me suis inscrite qu’à 5 nouveaux défis, dont le mien! Pour les autres il s’agit de Russie, d’Inde, de Grande-Bretagne et des États-Unis… des challenges au critère géographique donc!
Enfin je suis fière de réussir à garder ma PAL à un niveau constant… une petite trentaine de livres attendent que je les ouvre et que je voyage en leur sein!
(L’idée d’apposer le challenge correspondant aux côtés de chaque lecture me vient de George)
EDIT : au vu du « malentendu » je précise que ma présentation, je la fais ainsi depuis les débuts de mon blog... c'est juste la présentation des challenges qui diffère ce mois-ci!

26 janvier 2011

Challenges et lectures communes

Depuis la rentrée de janvier je suis vraiment très débordée et lis moins, à mon grand dam. Je m’efforce donc de résister à la tentation des challenges et lectures communes de peur de ne pouvoir tenir mes engagements…

Malgré tout la semaine dernière je n’ai pu résister à la lecture commune proposée par Miss Alfie pour Tous les matins du monde de Pascal Quignard  que j’ai dans ma LAL (cette liste n’est d’ailleurs pas à jour… hum ^^’) Le film, vu il y a longtemps, m’avait beaucoup émue, la musique et puis le grand Marielle… alors j’ai envie de retrouver cette émotion en découvrant les lignes de l’auteur.

Quant à Marion, son challenge m’a fait de l’œil, j’aime tant Tennessee Williams, Toni Morrisson, John Irving, Alice Walker que je ne pouvais résister!

Enfin, avec Céline nous allons lire conjointement L’incroyable et triste histoire de la candide Erendira et de sa grand-mère diabolique de Gabriel García Marquez. Cette lecture commune est prévue pour le 15 février… si vous souhaitez vous joindre à nous il est encore temps! ;) Il suffit de me laisser un commentaire à ce propos.